Texte libre

Hein ? Des chroniques cyniques donc ? Mais quoi que c'est et pourquoi donc ?
Des chroniques parce que c'est la forme que ça va prendre, c'est tout. Un petit texte tous les on verra. Et cyniques, donc...
Parce que si le chien est le meilleur ami de l'homme, le cynisme est mon plus fidèle compagnon. Et là, j'étale ma culture. Pour tous ceux qui profitaient des cours de philo pour faire des trucs futiles, comme apprendre par coeur les capitales de tous les pays du monde (moi), écrire des chansons pourries (Vincent Delerm) ou faire ses devoirs, envoyer des sms (je suis trop vieux pour ça...), que sais-je...  Bref le terme cynisme vient du mot chien, et pof une première couche de confiture.
Parce que le cynisme, dès l'origine et selon Wikipédia qui a le double avantage d'être gratuit et pas cher, signifie subversif, provocateur et contestataire. Qu'on y ajoute aujourd'hui la dimension de l'humour noir et de l'ironie. Et que ça me va bien.
Parce que dans chronique il ya  croc alors que moi j'ai la rage et que je bois de la chimay.
Parce que dans cynique il y a si et que j'aime les autres possibles. Il y a aussi sini qui ne veut rien dire, et l'absurde ne me rebute pas.
Parce que dans chronique cynique il y a deux fois nique alors que moi pas trop en ce moment.
Parce que j'ai envie de dire des choses pour qu'elle soient entendues, contestées, utiles en quelque sorte.
Parce que quand Le Lay parle de temps de cerveau disponible, son cynisme est un aveu. L'aveu qu'il est sur d'avoir gagné. Que ceci étant fait, il peut avouer aux cons qu'il les a toujours considérées comme tels. Et il n'est pas le seul. Le cynisme de ceux qui nous dominent est chaque jour plus affiché. Et c'est à mon sens ce qui peut nous aider, nous minoritaires qui contestons l'ordre des choses. Si surs d'eux, ils ne nous voient que comme de vils agitateurs folkloriques. S'ils ont raison, tant pis, mais je n'y crois pas.
Parce que si leur cynisme est la faiblesse du fort, le mien se veut être une force du faible.
Et qu'après une formule comme celle-là, il n'y a plus rien à dire...Si ?

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Mercredi 27 août 2008
Ces enfoirés d'overblog, contrairement à leur promesse, mettent de la pub sur mon blog. Ca finit de me convaincre d'y mettre fin. Je n'ai trouvé ni mon ton ni mon rythme, ni mon public, alors je pense qu'il vaut mieux officialiser, vu qu'il n'avait pas été actualisé depuis longtemps. Peut-être que je le relancerai, ici ou ailleurs, peut-être que je ferai quelque chose de différent aussi. A voir. Vous serez au courant. Merci de m'avoir lu et à une prochaine fois.
Par Hazed - Publié dans : chroniquescyniques - Communauté : toulouse
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Mercredi 4 juin 2008

Le programme des journées

Jeudi 5 juin

  • 8h : rassemblement place du Capitole pour accompagner les prévenus jusqu'à la place du Salin (derrière le tribunal)
  • 9H : début du procès.
  • de 9h jusqu'à 18h place du Salin : village associatif, prises de parole, débats, musique, restauration, vidéo... Je joue mon solo Transgenikultor à cette occasion, vraisemblablement vers midi.
  • 18h : départ en cortège vers la salle Jean Mermoz
  • à partir de 19H : restauration/musique sur place devant la salle Jean Mermoz
  • 20H30 : réunion/débat avec José Bové, Marie Monique Robin, Arnaud Apoteker, Christian Vélot, Gérald Assouline

Vendredi 6 juin

  • 8h : rassemblement place du Capitole pour accompagner les prévenus jusqu'à la place du Salin
  • de 9h jusqu'à 14h place du Salin : comme le jeudi
Par Hazed - Publié dans : chroniquescyniques - Communauté : toulouse
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Lundi 12 mai 2008

Un hiver tiède, un réchauffement climatique qui est là, il n’y a plus grand-chose pour refroidir l’atmosphère. Je fais pourtant ce que je peux : par exemple, j’ai raconté une blague légèrement antisémite au traditionnel repas dominical de ma belle-famille. Oui, je me suis récemment entiché d’une petite Hanna Cohen somme toute assez charmante. Et bien ça a à peine jeté un léger froid. Non vraiment, le climat n’est pas à la glaciation. De là d’où je vous écris, je peux même vous dire que le seul gel que j’ai été amené à voir ce dernier trimestre, était grassement étalé sur la composition plus contemporaine que capillaire d’un adolescent tektoneux (néologisme composé grâce à la contraction de tektonique et boutonneux). J’ai beau me moquer des handicapés dans la rue, doubler les petits vieux à la poste, faire traverser les aveugles sur l’autoroute ou encore jeter les bébés sans l’eau du bain (je la garde pour arroser les plantes, un vieux reste d’écologie), je ne choque plus. Ca fait froid dans le dos. Enfin, non justement. Ni chand aux fesses. La période est à la tiédeur. Une arrogance qui a mijoté assez longtemps, et qu’on peut servir à température ambiante. Chacun sa gueule. Et bé dans ce climat, c’est chaud de faire de la provocation. Façon de parler. Peut-être en partageant son gouter ou en souriant dans le métro… Très peu pour moi, la gentillesse ça me donne de la fièvre.

On pourrait espérer, espérer que la baisse du pouvoir d’achat qui entraine celle de la popularité de nos dirigeants, provoque au moins une augmentation du climat social. Mais non, rien n’y fait. Chacun continue, froidement, à œuvrer comme s’il n’y avait pas le feu au lac. J’attends les signes. Sur le lac. Des signes. J’insiste parce que ce jeu de mot aurait je trouve mérité un accueil un peu moins tempéré que celui que vous lui avez réservé.  Vous êtes frigides ou quoi ? En tous cas, givrés de ne pas reconnaitre mon talent à sa juste valeur. Mais attention, les gens, je n’ai pas peur de me cramer avec ce brulot moi. J’ose allumer les feux de mon verbiage incandescent, car j’ai de l’espoir : je sais que la lumière peut venir des endroits les plus fermés et les plus froids. Comme quand on ouvre la porte du frigo par exemple. Cette blague a fait un four. Comme celle de dimanche, tiens... Tant pis, je ne me brûlerai pas les ailes sur votre incapacité à apprécier mes mots. Pourtant, moi, quand je me relis, je crie au génie.

Mais je le sens, je ne vous fais pas fondre. Trop tiède, tout ça ? Vivement le printemps tiens. Le printemps ? Quel printemps ? Y a plus de saisons. La nature aujourd’hui trouve plus d’inspiration dans les éjaculations précoces que dans les  gelées tardives. Et moi, je la trouve où, mon inspiration ? Si l’engouement pour les grandes chaleurs estivales me laisse froid, je ne peux pas en dire quand il s’agit de celles d’Hanna. Et oui, ce qui m’intéresse encore dans la tiédeur se situe en dessous de zéro. Certes. Mais surtout de la ceinture.

Par Hazed - Publié dans : chroniquescyniques - Communauté : toulouse
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Lundi 28 avril 2008

Je vous livre ma chronique pour le troisième numéro du fanzine bruxellois Labozie, dont le thème était "le grand nettoyage".


J’arrête. Certes, il pourrait paraitre paradoxal aux yeux des plus littéraires des lecteurs de ce fanzine que je débute ma rubrique par cet invective, qui par ailleurs ne concerne que moi : j’arrête. A cette remarque pleine de bon sens je répondrai simplement ceci : mais qu’est-ce vous foutez là ? C’est un fanzine de BD les gars. C’est pour ceux qui savent pas lire. Les parias, les branleurs en somme (on m’a demandé d’être plus vulgaire pour mieux me fondre dans la ligne de ce fanzine. Docile, je m’exécute). Allez circulez, retournez lire des livres sans image. Et laissez moi écrire (et de deux paradoxes).

J’arrête donc. Mais Quoi ? Tout ! Dans ma volonté sans cesse renouvelée d’être en avance sur mon temps, j’ai décidé cette année d’anticiper sur le Nouvel An. Bilan, hier soir j’ai pris une murge, et des résolutions aussi.

 C’est parti : j’arrête de boire. J’arrêt de faire meuh quand je vois une vache. J’arrête de renverser des chips sur mon clavier. J’arrête de financer le terrorisme avec mes aides sociales. J’arrête de marcher sur les micro-organismes. J’arrête de me servir hasardeusement de mes deux mains pour m’essuyer aux toilettes et désigne officiellement la droite responsable de la merde. J’arrête d’arrêter de coucher avec les filles. J’arrête de voter pour les perdants. J’arrête de pleurer en regardant des photos de bicky-frites sur Internet (l’expatriation, c’est vraiment trop dur).  J’arrête de dire aux gens que c’est Voldemort qui meurt à la fin d’Harry Potter. J’arrête d’expliquer aux enfants que c’est pas le Père Noël qui est radin c’est leurs parents qui sont pauvres. J’arrête de profiter de la surdité de ma grand-mère pour lui parler de mes problèmes sexuels. J’arrête de vendre mon corps (ça marche pas je comprends pas pourtant j’ai aux dires des spécialistes un magnifique patrimoine leucocytaire).  J’arrête de respirer pour sauver la planète. J’arrête de murmurer à l’oreille des bisons et autres mammifères de plus de 30 kgs. J’arrête de sauver la planète en bloquant ma respiration. J’arrête de draguer les filles à la hache. J’arrête de faire peur aux bébés dans le métro. J’arrête de bousculer les vieux dans les escalators. J’inverse. J’arrête de faire croire aux lecteurs,  qui ne sont pas dupes - même s’agissant de ceux du labozine – que je travaille en rédigeant des listes stupides. Bon, d’accord.

J’arrête de me foutre de vous. Quand on est pris en flagrant délit comme ça, y a plus qu’à se la jouer franc jeu et passer à l’introspection direct. Alors oui j’avoue tous mes défauts[...] Voilà, c’est fait. A vous maintenant. Allez, au début c’est dur mais après elle est bonne. Si vous voulez je vous tiens la main. Non pas toi. Toi ma belle. Vous séchez ? Vous pouvez toujours demander à vos amis ce qu’ils pensent de vous. Ca aura au moins le mérite de les mettre dans l’embarras. Vous dire l’effarante réalité qui vous plongera dans les tréfonds de la crise existentielle, celle-là même qui marque les différentes étapes de la vie d’un être humain (ou d’une être humaine), ou vous mentir, ce qui avouons le pour des amis n’est tout de même pas très classe. Vous préféreriez éviter ça vos potes ? Vous êtes trop bons. Moi aussi, à ma manière. Afin d’épargner ce cruel dilemme à ceux que j’aime, j’ai décidé de me séparer d‘eux.  Certes, au début ils ont été surpris. Mais on s’habitue à tout, même à la frustration, très douloureuse j’en suis conscient, que  représente la privation d’échanges avec une personne de ma qualité – et elles sont rares. Cette décision a eu une conséquence inattendue. Me retrouvant seul, j’ai pu décider moi-même quels étaient mes défauts. De ce point de vue, à savoir le mien, le seul qui m’intéresse en fait, le résultat fut éloquent : je n’en ai aucun. Avec un peu de mauvaise volonté et un regard subjectif, on en fait, du ménage.  Absurde, me direz-vous. Certes. Mais je ne suis pas le premier et la méthode a fait ses preuves. Alors arrêtez. Et allez ranger votre chambre, bande de sagouins.

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Lundi 28 avril 2008
Ils sont toulousains, et ils réflechissent. Enfin, ils parlent. Ce sont les excellents comédiens bonnimenteurs du Cabaret philosophique
Sur les vidéos qui suivent, ils se sont penchés sur la question du réchauffement climatique. Ca devrait inspirer les députés UMP...








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Samedi 26 avril 2008
Didier Barbelivien a trouvé un ami. A deux, ils chantent. Le refrain c'est "Le Tibet c'est nous". Moi je dis OK. Alors chers Chinois, le Tibet c'est eux, donc tapez leur sur la gueule et promis on regardera ailleurs.
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Samedi 26 avril 2008
Les caméras partout, ça a quand-même des bons côtés. On a ainsi pu voir le Président de la république et son épouse la grosse pute (désolé c'est contractuel) animer une soirée en Angleterre : 
Ou Rachida Dati montrer avec quelle subtilité elle juge ses collègues de gouvernement :

Rachida est une specialiste des boulettes filmées. Je n'ai pas envie de faire un best of ici. ET puis la droite est encore plus inquiétante quand elle montre son incompétence alliée à son pouvoir de décision. Il y aurait des tas de choses à dire sur le projet de loi OGM. Les réponses des 3 députés UMP interrogés par le site Bakchich sont très éloquentes :


Sans commentaire...

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Lundi 24 mars 2008
Déjà, la couleur. Orange. Ca m'avait mis la puce à l'oreille. Pour commencer l'enquête, je me suis rendu à Pau où j'ai fait le tour des coiffeurs (et non pas le tour AUX coiffeurs) avec la photo du suspect. Longtemps infructueuse, cette piste a cependant abouti chez Jean-Luc, le onzième capiliculteur que je visitais. Il me confirma que le portrait que je lui présentais correspondait à un homme qui s'était rendu dans son établissement et avait exigé qu'on lui rase la tête. A Blanc? Avait demandé Jean-Luc. Oui, à blanc, avait rétorqué notre homme.
Deuxième étape, l'aéroport Pau Béarn. Notre homme prend la liaison quotidienne Pau-New Dehli. Mes convictions en sortent renforcées.
Il faudra cependant que j'attende la preuve devant ma télévision. Elle me sera donnée il y a quelques jours, lorsque le Dalaï Lama, au cours d'une conférence de presse, affirmera que l'indépendance ne serait pas une bonne chose pour le Tibet. L'autonomie est une revendication plus sage, plus raisonnable, car la force économique et politique de la Chine pourrait aider le Tibet.
Cette position trahissait celui qui se cache aujourd'hui sous les traits du Dalaï Lama. Mon enquête prenant fin, je me dois de vous le révéler aujourd'hui : C'est François Bayrou qui se fait passer depuis quelques jours pour le leader politique des Tibétains. Tout est clair : après sa défaite dans les Pyrénées, il a voulu changer de monntagne comme d'autres changent de circonscription électorale. Direction l'Himalaya et le boudhisme, qui l'avait notamment séduit par le concept de voix du milieu.
Il projette maintenant de proposer des accords locaux à la Chine ou à l'Inde, c'est selon. Souhaitons aux Tibétains qu'il ne laisse pas leur pays dans le même état que le centre français.
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Lundi 17 mars 2008
Et ça c'est une bonne nouvelle. Le Modem aura, souhaitons le, du mal à se remettre de ce scrutin. Bayrou a fait une campagne locale tout en étant la seule figure autorisée à le représenter.  Le Dem de Modem a du plomb dans l'aile , quand on constate comment il est le seul à décider dans ce parti, au nom de sa seule stratégie personnelle.  Et l'opportunimse de ses petits soldats était vraiment flagrant, comme à Toulouse où Forget est allé à la gamelle tel un Kouchner. Et pour rien en plus ! Allez, ciao François, c'est dommage avec la mairie de Pau tu avais trouvé un poste à la hauteur de ton talent. Raté. Contrairement à un autre François, qui sera bien à sa place à la présidence du Conseil Général de Corrèze.
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Lundi 17 mars 2008
Les rares villes qui n'ont pas choisi une majorité de gauche ont souvent un point commun : le PS avait choisi comme tête de liste l'ancien maire qui voulait une revanche, un adversaire historique ou un notable qui s'ennuyait à la présidence de région. C'est le cas à Montauban (même si tout n'est pas perdu, avec 20 vois d'écartet une sortante UMP detestable à qui on va forcement trouver des choses à reprocher), Bordeaux, Marseille...et Paris V qui conserve Jean Tiebri. ce derneir a bien dû magouiller quelques trucs, comme sait si bien le faire l'UMP (et ce n'est pas le seul partir dans ce cas). Mais ailleurs, à Toulouse par exemple, les magouilles n'ont pas suffi. Alors il faut bien tirer des leçons de tout ça. Et les leçons c'est que la gauche, la vraie, celle des electeurs et pas celle des élus, en a marre de voir toujours ces mêmes tronches qui n'ont eu de cesse que de nous décevoir. Il faut du sang neuf, des idées neuves et des pratiques neuves. Sinon, en 2012, c'est à nouveau Royal qui se vautrera au 2ème tour face  un Sarkozy qui est pourtant battable si on y met du notre !
Par Hazed - Publié dans : chroniquescyniques - Communauté : toulouse
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