Déjà, la couleur. Orange. Ca m'avait mis la puce à l'oreille. Pour commencer l'enquête, je me suis rendu à Pau où j'ai fait le
tour des coiffeurs (et non pas le tour AUX coiffeurs) avec la photo du suspect. Longtemps infructueuse, cette piste a cependant abouti chez Jean-Luc, le onzième capiliculteur que je visitais. Il
me confirma que le portrait que je lui présentais correspondait à un homme qui s'était rendu dans son établissement et avait exigé qu'on lui rase la tête. A Blanc? Avait demandé Jean-Luc. Oui, à
blanc, avait rétorqué notre homme.
Deuxième étape, l'aéroport Pau Béarn. Notre
homme prend la liaison quotidienne Pau-New Dehli. Mes convictions en sortent renforcées.
Il faudra cependant que j'attende la preuve devant ma télévision. Elle me sera donnée il y a quelques jours, lorsque le Dalaï Lama, au
cours d'une conférence de presse, affirmera que l'indépendance ne serait pas une bonne chose pour le Tibet. L'autonomie est une revendication plus sage, plus raisonnable, car la force économique
et politique de la Chine pourrait aider le Tibet.
Cette position trahissait
celui qui se cache aujourd'hui sous les traits du Dalaï Lama. Mon enquête prenant fin, je me dois de vous le révéler aujourd'hui : C'est François Bayrou qui se fait passer depuis quelques jours
pour le leader politique des Tibétains. Tout est clair : après sa défaite dans les Pyrénées, il a voulu changer de monntagne comme d'autres changent de circonscription électorale. Direction
l'Himalaya et le boudhisme, qui l'avait notamment séduit par le concept de voix du milieu.
Il projette maintenant de proposer des accords locaux à la Chine ou à l'Inde, c'est selon. Souhaitons aux Tibétains qu'il ne laisse pas
leur pays dans le même état que le centre français.
Par Hazed
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Publié dans : chroniquescyniques
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