Texte libre

Hein ? Des chroniques cyniques donc ? Mais quoi que c'est et pourquoi donc ?
Des chroniques parce que c'est la forme que ça va prendre, c'est tout. Un petit texte tous les on verra. Et cyniques, donc...
Parce que si le chien est le meilleur ami de l'homme, le cynisme est mon plus fidèle compagnon. Et là, j'étale ma culture. Pour tous ceux qui profitaient des cours de philo pour faire des trucs futiles, comme apprendre par coeur les capitales de tous les pays du monde (moi), écrire des chansons pourries (Vincent Delerm) ou faire ses devoirs, envoyer des sms (je suis trop vieux pour ça...), que sais-je...  Bref le terme cynisme vient du mot chien, et pof une première couche de confiture.
Parce que le cynisme, dès l'origine et selon Wikipédia qui a le double avantage d'être gratuit et pas cher, signifie subversif, provocateur et contestataire. Qu'on y ajoute aujourd'hui la dimension de l'humour noir et de l'ironie. Et que ça me va bien.
Parce que dans chronique il ya  croc alors que moi j'ai la rage et que je bois de la chimay.
Parce que dans cynique il y a si et que j'aime les autres possibles. Il y a aussi sini qui ne veut rien dire, et l'absurde ne me rebute pas.
Parce que dans chronique cynique il y a deux fois nique alors que moi pas trop en ce moment.
Parce que j'ai envie de dire des choses pour qu'elle soient entendues, contestées, utiles en quelque sorte.
Parce que quand Le Lay parle de temps de cerveau disponible, son cynisme est un aveu. L'aveu qu'il est sur d'avoir gagné. Que ceci étant fait, il peut avouer aux cons qu'il les a toujours considérées comme tels. Et il n'est pas le seul. Le cynisme de ceux qui nous dominent est chaque jour plus affiché. Et c'est à mon sens ce qui peut nous aider, nous minoritaires qui contestons l'ordre des choses. Si surs d'eux, ils ne nous voient que comme de vils agitateurs folkloriques. S'ils ont raison, tant pis, mais je n'y crois pas.
Parce que si leur cynisme est la faiblesse du fort, le mien se veut être une force du faible.
Et qu'après une formule comme celle-là, il n'y a plus rien à dire...Si ?

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Lundi 12 mai 2008

Un hiver tiède, un réchauffement climatique qui est là, il n’y a plus grand-chose pour refroidir l’atmosphère. Je fais pourtant ce que je peux : par exemple, j’ai raconté une blague légèrement antisémite au traditionnel repas dominical de ma belle-famille. Oui, je me suis récemment entiché d’une petite Hanna Cohen somme toute assez charmante. Et bien ça a à peine jeté un léger froid. Non vraiment, le climat n’est pas à la glaciation. De là d’où je vous écris, je peux même vous dire que le seul gel que j’ai été amené à voir ce dernier trimestre, était grassement étalé sur la composition plus contemporaine que capillaire d’un adolescent tektoneux (néologisme composé grâce à la contraction de tektonique et boutonneux). J’ai beau me moquer des handicapés dans la rue, doubler les petits vieux à la poste, faire traverser les aveugles sur l’autoroute ou encore jeter les bébés sans l’eau du bain (je la garde pour arroser les plantes, un vieux reste d’écologie), je ne choque plus. Ca fait froid dans le dos. Enfin, non justement. Ni chand aux fesses. La période est à la tiédeur. Une arrogance qui a mijoté assez longtemps, et qu’on peut servir à température ambiante. Chacun sa gueule. Et bé dans ce climat, c’est chaud de faire de la provocation. Façon de parler. Peut-être en partageant son gouter ou en souriant dans le métro… Très peu pour moi, la gentillesse ça me donne de la fièvre.

On pourrait espérer, espérer que la baisse du pouvoir d’achat qui entraine celle de la popularité de nos dirigeants, provoque au moins une augmentation du climat social. Mais non, rien n’y fait. Chacun continue, froidement, à œuvrer comme s’il n’y avait pas le feu au lac. J’attends les signes. Sur le lac. Des signes. J’insiste parce que ce jeu de mot aurait je trouve mérité un accueil un peu moins tempéré que celui que vous lui avez réservé.  Vous êtes frigides ou quoi ? En tous cas, givrés de ne pas reconnaitre mon talent à sa juste valeur. Mais attention, les gens, je n’ai pas peur de me cramer avec ce brulot moi. J’ose allumer les feux de mon verbiage incandescent, car j’ai de l’espoir : je sais que la lumière peut venir des endroits les plus fermés et les plus froids. Comme quand on ouvre la porte du frigo par exemple. Cette blague a fait un four. Comme celle de dimanche, tiens... Tant pis, je ne me brûlerai pas les ailes sur votre incapacité à apprécier mes mots. Pourtant, moi, quand je me relis, je crie au génie.

Mais je le sens, je ne vous fais pas fondre. Trop tiède, tout ça ? Vivement le printemps tiens. Le printemps ? Quel printemps ? Y a plus de saisons. La nature aujourd’hui trouve plus d’inspiration dans les éjaculations précoces que dans les  gelées tardives. Et moi, je la trouve où, mon inspiration ? Si l’engouement pour les grandes chaleurs estivales me laisse froid, je ne peux pas en dire quand il s’agit de celles d’Hanna. Et oui, ce qui m’intéresse encore dans la tiédeur se situe en dessous de zéro. Certes. Mais surtout de la ceinture.

par Hazed publié dans : chroniquescyniques communauté : toulouse
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